Charlotte Gainsbourg et sa fille Alice Attal, égéries de Comptoir des Cotonniers

La collection Automne-Hiver 2015-16 sera la toute première collection d’Anne-Valérie Hash, la nouvelle directrice artistique de Comptoir des Cotonniers. Elle sera incarnée par Charlotte Gainsbourg et sa fille de 13 ans Alice Attal

Photographiée par Alasdair Mc Lellan, la campagne automne-hiver 2015-2016 est dévoilée petit à petit, ici le 1er teaser vidéo dévoilé le 18 août 2015

Vidéo teaser n°1 :

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Vidéo teaser n°2 :

Extrait du communiqué de presse :

Comptoir a 20 ans.
20 ans de style, de confiance et d’amour.
20 ans d’inspirations, de défis, d’élégance partagés.
20 ans, l’âge de toutes les envies et de toutes les audaces.
L’aventure ne fait que commencer.

Depuis 1995, le style Comptoir se transmet de mères en filles.

Avec Charlotte et Alice, Comptoir des Cotonniers célèbre son anniversaire en beauté : mère et fille lui prêtent ainsi leur complicité, autant qu’un certain sens de l’élégance…innée.

Avant de découvrir la campagne Automne Hiver 15/16 de la première collection Comptoir par Anne-Valérie Hash, photographiée à Paris par Alasdair Mc Lellan, un aperçu en vidéo.

Rendez-vous le 21 Août avec les premiers visuels officiels

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Interview dans Madame Figaro par Colombe Schneck le 21 août 2015 : Les confidences de Charlotte Gainsbourg : sa fille Alice et sa vie à New York

Installée à New York, l’icône française forme un duo inédit avec sa fille Alice, 12 ans, pour la prochaine campagne Comptoir des Cotonniers. Dans un entretien exclusif avec l’écrivain Colombe Schneck (1), l’actrice nous fait partager cette nouvelle aventure de famille.

Charlotte sort de l’eau, elle a passé la journée en mer avec ses trois enfants et Yvan (Yvan Attal, son compagnon, NDLR). Elle rit beaucoup, d’un rire enfantin, très gai. Elle se moque d’elle-même, de ses peurs, admire la beauté et la tranquillité de sa fille aînée, Alice, raconte comment elle tente de transmettre une culture familiale forte sans sombrer avec, note avec avidité tous les titres des livres que vous lui conseillez.

Madame Figaro. – C’est la première fois, il me semble, que je vois un portrait de vous où vous êtes l’adulte, la protectrice, la grande. Sur une photo destinée à la campagne publicitaire de Comptoir des Cotonniers, il vous suffit d’un bras pour enlacer votre fille…
Charlotte Gainsbourg. – Oui, c’est juste, j’étais très heureuse de faire cela avec elle. Pourtant, j’ai longtemps été contre. J’ai été beaucoup photographiée enfant avec mes parents, je m’en fichais, c’était normal, et puis, quand ils se sont séparés, ç’a été un cauchemar. Tout s’est retourné contre eux, contre nous, on nous l’a fait payer avec des paparazzis cachés devant chez nous en permanence. Je me suis dit que ma vie privée était à préserver coûte que coûte. Donc, quand les enfants sont nés, avec Yvan, on a tout fait pour les cacher. J’ai déjà tourné avec mon fils, mais c’était presque clandestin. Alice, elle, en avait envie. On en a parlé. J’ai commencé à travailler exactement au même âge, à 12 ans. C’est en quelque sorte son premier boulot, et j’étais fière de l’accompagner. Ma mère est venue à la séance avant de partir prendre un train. Elle nous a embrassées, contente de nous voir ainsi. Et je suis heureuse du résultat.

Votre fille Alice a un regard très doux, apaisé, très éloigné du vôtre au même âge…
Ah oui, j’étais tout le contraire ! Je subissais les photos, c’était terrible. Je n’aime toujours pas être photographiée, et une photo sur deux que l’on fait de moi, je la trouve ratée. Non pas par la faute du photographe, mais par la mienne. Là, quand je vois ma fille si belle, je suis vraiment heureuse. Elle est très tranquille, à l’opposé de moi, elle semble n’avoir aucune inquiétude. Mais bon, il faut se méfier des enfants qui semblent ne pas avoir trop de problèmes, et rester attentif ! Elle est aussi extrêmement sensible.

Vous avez beaucoup posé, même si vous n’aimez pas cela. Vous êtes très photogénique. Lui avez-vous donné des conseils ?
Alice est très mûre et n’a pas besoin de conseils, surtout de ma part. Je suis sa mère et elle est une adolescente très affirmée. Ce que j’aime chez elle, en plus de mille autres choses, c’est qu’elle est très différente de moi. Elle a une approche de la féminité qui est la sienne. Elle sait ce qui lui va, ce qui ne lui va pas, et ce n’est pas du tout ce qui me plaît ou qui me va ! Elle est vraiment féminine, elle aime les robes et porte du vernis à ongles, alors que je déteste ça. Quand on fait des courses, on est toujours toutes les deux ravies de partir ensemble, et cela se termine toujours mal. Et puis, on a des goûts opposés. Alors chacune fait semblant d’aimer ce que l’autre aime, même si en vrai on n’aime pas du tout. Elle sent bien que je me force, comme je sens qu’elle fait un effort.

Pourtant, j’ai beaucoup d’admiration pour elle et la manière dont elle se comporte. À son âge, j’étais vraiment attardée, surtout du point de vue de ma féminité. J’étais un garçon manqué, mal dans ma peau, très secrète. Elle est tout aussi secrète, mais elle possède cette douceur qui me manquait. Quand je lui parle de moi à son âge, elle a du mal à comprendre pourquoi j’étais ainsi. Et aujourd’hui, avec beaucoup d’humour, elle me « vanne » sur mon côté « mal dans ma peau ». Elle me demande pourquoi je m’habille toujours de la même façon, alors qu’elle aime tant s’amuser avec les vêtements. Grâce à elle, je suis enfin vieille. C’est ainsi qu’elle me voit – sa vieille mère ! Alice aime tout, elle est toujours de bonne humeur et enthousiaste. Dans un studio photo, je suis tendue. Si l’on veut me faire porter un vêtement qui ne me plaît pas, il est impossible de me faire changer d’avis. Alors qu’Alice, elle, est prête à tout essayer : le maquillage, les vêtements… Si elle n’est pas convaincue, elle tente quand même pour voir.

Votre fille vit aussi une enfance très différente de la vôtre, peut-être plus rassurante ?
À son âge, je rêvais qu’on me fixe des règles, que mes parents m’imposent des horaires de coucher, qu’ils me demandent si j’avais fait mes devoirs. Je mentais (à mes amis) pour faire croire que j’avais une vie de famille normale. Tous les enfants rêvent d’avoir une vie normale, non ? Chez nous, ce n’était pas tout à fait normal ! Par exemple, pour la scolarité, mon père me répétait : « Passe ton bac ! » Mais c’était une blague. Moi, j’avais mis un point d’honneur à le passer. Et puis, aller à l’école toute l’année, cela me donnait une excuse pour ne pas faire de promotion pour les films que j’aimais tourner pendant les vacances.

Qu’avez-vous transmis à vos enfants de votre drôle d’enfance ?
Je tente de partager avec eux la culture que m’ont donnée mes parents, mais j’ai plutôt du mal. Je ne dois pas être très convaincante ! Quand je leur fais écouter Les Variations Goldberg, de Bach, jouées par Glenn Gould – un must dans la discographie de la rue de Verneuil -, ils se moquent de moi. Quand j’étais ado, je suivais tout ce que mes parents écoutaient, je me le suis approprié. J’ai surtout poussé mes enfants pour les films qui m’ont marquée. Je crois qu’ils en gardent quelque chose de fort. Les comédies musicales : West Side Story, Oliver!, My Fair Lady, Peau d’âne. J’ai tenté d’insister avec Jeux interdits, mais ils étaient tellement bouleversés que je me suis sentie perverse de vouloir les éprouver à ce point !

Que leur racontez-vous de votre histoire familiale ?
Il y a d’abord la culture d’Yvan. La culture juive d’Algérie. On fait les grandes fêtes. Et puis, c’est très gai. Du côté de mon père, il me reste mes deux tantes. Mais ce côté russe est moins présent. Du côté anglais, hérité de ma mère, c’est plus facile, même si je trouve un peu artificiel de leur parler en anglais. Maintenant, mes enfants s’y sont faits et ils sont bilingues grâce aux écoles, finalement. Le truc formidable qu’on avait auparavant, c’était Noël : une grande fête de famille où l’on respectait les traditions, avec les « stockings » (tradition du Father Christmas british), la dinde et le pudding. C’était magique. On garde des souvenirs précieux de nos Noëls anglais. On en parle souvent avec les enfants. Aujourd’hui, trop de personnes ne sont plus là. Alors Noël aussi s’est éteint…

Comment racontez-vous Serge Gainsbourg à vos enfants ?
Ce que j’essaie de transmettre en premier lieu, c’est l’histoire de sa famille. Ma grand-mère, mon père et ses sœurs étaient en zone occupée pendant la guerre. Son père, lui, était parti en zone libre pour travailler et gagner de l’argent afin de subvenir aux besoins de sa famille. Mon père et ses sœurs, à un moment donné, étaient cachés. Elles dans un couvent, mon père dans un pensionnat. Mon père, ma grand-mère, ma tante évoquaient souvent cette période. Bizarrement, ils en parlaient avec beaucoup d’excitation, de manière presque joyeuse, comme s’il s’agissait d’un film d’aventures. L’épisode qui revenait le plus souvent était celui où la Gestapo a débarqué chez eux et où ma grand-mère s’est assise sur les faux papiers qui auraient pu les compromettre. Elle le racontait avec humour, ayant eu un sang-froid et un culot incroyables. La famille de mon père était petite, vu qu’elle avait tout quitté en partant de Russie en 1917. Pendant la guerre, les cinq ont survécu, aucun n’a été déporté. Mes enfants sont très attentifs à cette partie de leur histoire.

Après, il y a l’artiste Gainsbourg…
Quand mon fils, Ben, est né, j’étais encore dans le manque de mon père. J’avais du mal à parler de lui. Avec Alice, cela a été plus facile. Je lui ai fait écouter des chansons comme Comic Strip ou Harley-Davidson. En montrant, l’air de rien, le plus de photos possible, pour que son visage leur soit familier. Je l’appelle « Papy Serge » devant eux – ça l’aurait écœuré ! Je leur ai fait visiter la rue de Verneuil, à laquelle je continue de m’accrocher de manière absurde. Ça fait bientôt vingt-cinq ans que mon père est mort, et je voudrais que rien ne change chez lui. Je m’accroche à des choses matérielles, je ne peux pas bouger un objet. Tout s’abîme, les peintures sont passées. J’aimerais préserver le lieu à l’identique, mais c’est impossible. Toutes ces années… et je n’arrive pas à évoluer. C’est idiot.

Avez-vous lu L’Année de la pensée magique, de Joan Didion (2) ? Elle raconte qu’une de ses amies, après la mort de son mari, n’arrivait pas à modifier quoi que ce soit chez eux, au cas où il reviendrait, pour ne pas qu’il soit perturbé.
Ah non, mais il faut que je le lise. C’est pour moi ! On m’a conseillé récemment Une femme fuyant l’annonce, de David Grossman (3) : l’histoire d’une femme qui refuse d’entendre que son fils est mort.

David Grossman écrit que mettre ses propres mots sur ce qui vous paraît impardonnable vous permet de ne plus en être victime… Partir pour New York, écrire un nouvel album, c’est aussi cela, choisir sa vie ?
Oui, vraiment. J’étais la seule à vouloir déménager. C’est Alice, ensuite, qui m’a beaucoup aidée à convaincre les autres, à rendre cela possible. Ce que j’adore à New York, c’est que toutes les cultures, toutes les communautés, toutes les fêtes sont célébrées. Je trouve cela dément. Quand je me promène à Brighton Beach et que j’entends l’accent russe de ma grand-mère, cela me met en joie !

(1) Colombe Schneck vient de faire paraître Sœurs de miséricorde aux éditions Stock.
(2) L'année de la pensée magique, de Joan Didion, Éd. Grasset, 281 p., 19,20 €.
(3) Une femme fuyant l’annonce, de David Grossman, Éd. Points, 783 p., 8,90 €.

Les coups de cœur d’Alice Attal, 12 ans

  • Ma playlist d’été : Summer de Calvin Harris, Stitches de Shawn Mendes, Photograph d’Ed Sheeran, If I Were a Boy, Run the World (Girls), Crazy in Love et ***Flawless de Beyoncé, Back to Black d’Amy Winehouse, Bad Blood et You Belong With Me de Taylor Swift, Talking Body de Tove Lo, BO$$ de Fifth Harmony, Stay de Rihanna, Trap Queen de Fetty Wap, Fire N Gold de Bea Miller, Budapest de George Ezra, Knocking on Heaven’s Door de Bob Dylan, One Last Time, Break Free et Love Me Harder d’Ariana Grande, Watch Me (Whip / Nae Nae), This Summer et Sugar de Maroon 5, Four Five Seconds de Kanye West et Rihanna, Here Comes The Sun des Beatles.
  • Mes icônes de mode : Marilyn Monroe, Audrey Hepburn, Beyoncé, Ariana Grande et Cara Delevingne.
  • Mes applis préférées : Netflix, Snapchat, Lep’s World, Dubsmash, Vine, The Hunt.
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Aurélie M

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Edited by Aurélie M

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